Emmanuel Macron défend le « pluralisme éditorial » sur fond de tensions chez les éditions Grasset

En visite au Salon du livre de Paris, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de défendre le « pluralisme éditorial », alors que le monde de l’édition est secoué par une mobilisation d’auteurs après le limogeage d’Olivier Nora de la maison d'éditions Grasset.

Lecture 2 min.

Logo Article est en accès libre

Le siège des éditions Grasset et Fasquelle, à Paris (février 2022) © WIKIMEDIA COMMONS / ARCHIVES • LPLT/CC-BY-SA-4.0 / DR
Le siège des éditions Grasset et Fasquelle, à Paris (février 2022) © WIKIMEDIA COMMONS / ARCHIVES • LPLT/CC-BY-SA-4.0 / DR

En déplacement vendredi au Salon du livre de Paris, Emmanuel Macron a pris position dans la crise qui traverse actuellement le secteur de l’édition. Le chef de l’État a jugé « très important d’exprimer » et de « défendre » le pluralisme éditorial, rappelant l’attachement français à « la liberté des auteurs » et au rôle des maisons d’édition. Interrogé sur l’idée d’une éventuelle clause de conscience pour les auteurs, le président a estimé qu’il s’agissait d’un sujet « qui doit se réfléchir », sans s’engager davantage.

Évoquant des acteurs historiques comme Gallimard ou Grasset, il a insisté sur leur dimension patrimoniale, estimant qu’un catalogue éditorial constitue « une histoire littéraire » et que l’éditeur ne se réduit pas à une fonction technique, mais incarne « un esprit » et « une chaîne humaine ».

Ces déclarations interviennent alors que le départ d’Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis plus de vingt-cinq ans, a provoqué une réaction inédite d’une partie des auteurs de la maison. Près de 170 écrivains ont annoncé leur intention de ne plus y publier de nouveaux ouvrages, dénonçant une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale ». Plusieurs d’entre eux mettent en cause l’influence de Vincent Bolloré, actionnaire du groupe Hachette auquel appartient l’éditeur.

Déchiffreur