Annoncée mi-mai par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, cette revalorisation intervient après le franchissement du seuil de 2 % d’inflation qui déclenche automatiquement une hausse du Smic en cours d’année, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
Le gouvernement n’a pas accordé de « coup de pouce » supplémentaire au-delà du mécanisme légal de revalorisation. Une telle mesure n’a plus été appliquée depuis 2012.
Les syndicats et travailleurs ne sont pas satisfaits
Le Smic horaire brut passe ainsi de 12,02 à 12,31 euros, tandis que le salaire mensuel brut atteint désormais 1 867,02 euros. En net, la rémunération mensuelle s’élève à 1 477,93 euros, contre environ 1 443 euros auparavant.
Jean-Pierre Farandou a présenté cette hausse comme « une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français » rémunérés au salaire minimum. Les organisations syndicales se montrent toutefois plus réservées. Pour la CGT, cette revalorisation ne constitue pas un gain réel de pouvoir d’achat mais permet seulement de compenser l’augmentation du coût de la vie. Le syndicat estime qu’elle « ne répond en rien à l’ampleur de la crise sociale ».
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, juge également cette augmentation insuffisante face au retour de l’inflation. Elle appelle à davantage de négociations salariales dans les entreprises et les branches professionnelles afin que les rémunérations progressent au-delà du seul Smic et que les grilles salariales restent durablement supérieures au minimum légal.

