Bruxelles reproche à TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, de permettre aux adolescents de rendre leurs comptes publics, les exposant ainsi à des risques de cyberharcèlement, de contacts non sollicités et de prédation en ligne. Selon la Commission, même les comptes configurés en mode privé restent insuffisamment protégés en raison de certaines fonctionnalités, comme les listes de « followers ».
TikTok conteste ces critiques et assure que les comptes des 13-17 ans bénéficient de plus de 50 paramètres de confidentialité et de sécurité activés par défaut. La plateforme affirme poursuivre ses efforts pour renforcer la protection des mineurs.
Ouverte depuis février 2024, l’enquête de la Commission s’inscrit dans une offensive plus large de l’Union européenne pour mieux encadrer les plateformes numériques et protéger les enfants en ligne. Bruxelles demande désormais à TikTok de revoir ses paramètres de confidentialité, sous peine de lourdes sanctions financières.
