La France va convoquer l’ambassadeur de Russie « dans les prochains jours » après la mise au jour d’une vaste campagne de cyberattaques menée, selon Paris, par les services de sécurité russes. L’annonce a été faite lundi par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur BFMTV-RMC. Le chef de la diplomatie française a précisé que neuf individus et quatre entités feraient également l’objet de sanctions pour leur implication présumée dans cette campagne « orchestrée par le FSB », le Service fédéral de sécurité russe.
Des opérations de sabotage et d’espionnage
Selon Jean-Noël Barrot, les attaques visaient des ministères, des entreprises et des opérateurs dans une dizaine de pays européens. Elles avaient pour objectif de collecter des informations sensibles ou de perturber le fonctionnement d’infrastructures critiques. Le ministre a notamment évoqué des tentatives de sabotage d’infrastructures ferroviaires en Pologne, tout en assurant que la France disposait des moyens nécessaires pour détecter ce type d’opérations.
Jean-Noël Barrot a estimé que la France avait « considérablement renforcé » ses capacités de protection face aux cybermenaces. Il a cité le rôle de Viginum, chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, et de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Selon le ministre, ces dispositifs permettent notamment de contrer les campagnes de désinformation susceptibles d’affecter les processus électoraux.
