Presse régionale : Rossel en négociations exclusives pour racheter le groupe Sud Ouest

Le groupe belge Rossel, propriétaire notamment de La Voix du Nord et du Courrier picard, négocie le rachat du groupe Sud Ouest. L’opération, estimée à une centaine de millions d’euros, ferait de Rossel France le troisième acteur de la presse régionale française.

Lecture 2 min.
Kiosque de presse (illustration) © CELINEL/PXL
Kiosque de presse (illustration) © CELINEL/PXL

Un nouveau poids lourd pourrait bientôt émerger dans la presse régionale française. Le groupe belge Rossel est entré en négociations exclusives pour racheter le groupe Sud Ouest, avec l’objectif de finaliser l’opération « d’ici la fin de l’année », ont annoncé jeudi les deux groupes.

Le groupe Sud Ouest, détenu à environ 80 % par la famille Lemoîne, rassemble notamment Sud Ouest, Charente Libre et La République des Pyrénées, ainsi que plusieurs activités dans l’événementiel et l’audiovisuel. Le quotidien Sud Ouest, diffusé à 164 000 exemplaires par jour en 2025, compte environ 700 salariés, dont 230 journalistes. La rédaction a toutefois été réduite ces dernières années, avec 81 départs en 2024 et un nouveau plan prévoyant une cinquantaine de départs volontaires ou de non-remplacements d’ici à 2028.

Pour les syndicats, l’arrivée de Rossel est accueillie avec davantage de confiance que d’autres hypothèses évoquées ces derniers mois. « L’avantage de Rossel est d’être un groupe professionnel dans la presse », estime un élu du SNJ, qui réclame désormais un gel des suppressions de postes et des investissements dans les effectifs journalistiques.

Le rapprochement ne créerait par ailleurs pas de doublon géographique évident, les deux groupes étant implantés sur des territoires largement complémentaires. Rossel possède notamment La Voix du Nord, Le Courrier picard et L’Union-L’Ardennais.

Pour Olivier Cotinat, PDG du groupe Sud Ouest, cette opération doit permettre d’atteindre une « taille critique » dans un secteur confronté à de lourds investissements, notamment dans l’intelligence artificielle et la lutte contre la « prédation de contenus ».;Après l’acquisition, la France représenterait près de la moitié du chiffre d’affaires de Rossel. Le projet doit encore faire l’objet d’une consultation des représentants du personnel avant une éventuelle finalisation d’ici la fin de l’année.

Déchiffreur

Votre espace Déchiffreur

Connectez-vous ou créez votre compte pour accéder aux contenus réservés.

Se connecter
Vous êtes connecté·e