La CGT et Familles de France s’inquiètent de pistes d’économies visant les politiques familiales dans le budget en préparation

Un rapport des inspections générales des affaires sociales et des finances propose jusqu’à 4,2 milliards d’euros d’économies sur les politiques familiales. Alors que le gouvernement prépare ses textes budgétaires, la CGT et Familles de France mettent en garde contre des mesures qui pourraient peser sur les familles, les étudiants et certains retraités.

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© CAPTURE D'ÉCRAN SEBASTIEN LECORNU/X/MINISTÈRE DES ARMÉES/DR

La perspective de nouvelles économies sur les politiques familiales suscite l’inquiétude. Vendredi 21 août, la CGT et Familles de France ont vivement critiqué plusieurs pistes contenues dans un rapport demandé par le premier ministre, Sébastien Lecornu.

Daté de juin et repéré le 12 août par Les Échos, ce document des inspections générales des affaires sociales (IGAS) et des finances (IGF) identifie près de 2,5 milliards d’euros d’économies à court terme, et jusqu’à 4,2 milliards à plus longue échéance. L’exécutif travaille au projet de budget ainsi qu’au projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

La CGT dénonce des économies « au détriment des familles et des étudiants »

Pour la CGT, les orientations envisagées sont d’autant plus contestables que la branche famille de la Sécurité sociale affiche, selon le syndicat, un excédent de 1,2 milliard d’euros. « Il n’est nullement question d’en faire bénéficier les familles, le gouvernement entend au contraire mettre en œuvre de nouvelles mesures d’économies ou procéder à une réorientation des fonds existants », dénonce l’organisation syndicale.

Parmi les pistes pointées figurent notamment une réduction des aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants et la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Des mesures qui constitueraient, selon la CGT, « autant de dépenses supplémentaires que les parents et leurs enfants devront supporter » si elles étaient finalement retenues par l’exécutif.

Le syndicat critique également une possible harmonisation à la baisse de certaines prestations au motif qu’elles profiteraient davantage aux ménages les plus aisés. Une orientation qui remettrait, à ses yeux, « fondamentalement en cause le principe d’universalité de la Sécurité sociale ».

Les majorations de pension pour les parents dans le viseur

Familles de France s’inquiète, de son côté, d’une autre proposition évoquée dans le rapport : la remise à plat de la majoration de pension de retraite de 10 % accordée aux parents ayant eu au moins trois enfants. Le rapport envisage de remplacer ce dispositif par une majoration forfaitaire de 125 euros par mois.

La fédération d’associations rappelle que les droits familiaux à la retraite constituent « une forme de reconnaissance de l’investissement des parents dans l’éducation des enfants et de la contribution des familles à l’avenir de la société ». Elle redoute qu’une réforme motivée par la recherche d’économies ne pénalise des personnes dont les carrières ont déjà été affectées par leurs responsabilités familiales.

Familles de France demande ainsi au gouvernement de « ne pas faire des familles une variable d’ajustement budgétaire » et de garantir qu’une éventuelle réforme des droits familiaux à la retraite ne se traduise pas par une diminution des pensions des parents.

Les différentes mesures évoquées restent, à ce stade, des pistes issues du rapport de l’IGAS et de l’IGF. Elles interviennent toutefois dans un contexte de préparation des prochains textes budgétaires, sur lesquels le gouvernement doit encore rendre ses arbitrages.

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