Oise : À Creil, un nourrisson de deux mois meurt après des violences, son père reconnaît les faits

Un nourrisson de deux mois est décédé vendredi des suites de graves blessures subies à Creil (Oise). Son père, placé en garde à vue, a reconnu avoir exercé des violences sur l’enfant. Une enquête, initialement ouverte pour tentative de meurtre, pourrait désormais être requalifiée après le décès du bébé.

Lecture 2 min.
Tribunal Judiciaire de Senlis (Oise) © DECHIFFREUR / DB
Tribunal Judiciaire de Senlis (Oise) © DECHIFFREUR / DB

Le bébé de deux mois, pris en charge jeudi par les secours à Creil, est décédé vendredi à l’hôpital d’Amiens, où il avait été transféré dans un état critique. Les secours avaient notamment constaté plusieurs ecchymoses au visage et son pronostic vital était alors engagé. Une autopsie doit être réalisée dans les prochains jours afin de déterminer précisément les causes de la mort.

Le père reconnaît des violences

Les deux parents, âgés de 25 ans pour le père et de 20 ans pour la mère, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Senlis. Selon le procureur, le père a reconnu avoir exercé des violences sur son enfant au cours de son audition. Déjà condamné pour des faits de vols aggravés, il était connu des services judiciaires. La mère, en revanche, « a contesté toute implication sans pour autant expliquer les blessures constatées », a précisé le parquet. Âgée de 20 ans, elle était jusqu’ici inconnue de la justice.

Le parquet de Senlis avait ouvert une enquête de flagrance pour tentative de meurtre sur mineur de moins de 15 ans, confiée au service de police judiciaire de Creil (Oise). À la suite du décès du nourrisson, la procédure devrait être adaptée à l’évolution du dossier. Les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision les circonstances dans lesquelles l’enfant a été mortellement blessé.

Déchiffreur de l’Oise

Votre espace Déchiffreur

Connectez-vous ou créez votre compte pour accéder aux contenus réservés.

Se connecter
Vous êtes connecté·e