Dans l’Oise, le CIDFF se dirige vers la liquidation judiciaire, laissant craindre un vide pour les victimes de violences

Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de l’Oise a demandé son placement en liquidation judiciaire faute de financements suffisants. Une décision qui menace l’accompagnement de plus de 3 000 personnes chaque année, notamment dans les territoires ruraux du département.

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Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de l’Oise s’apprête à fermer ses portes. Depuis la demande de placement en liquidation judiciaire déposée le 19 mai dernier, les salariés préparent leur départ tout en poursuivant leurs missions auprès des personnes accompagnées dans l’ensemble du département, y compris dans les secteurs ruraux, souvent éloignés des principaux services publics.

Bien que les 14 salariés ne soient plus rémunérés, plusieurs continuent d’assurer un suivi des femmes victimes de violences. Chaque année, le CIDFF de l’Oise accompagne gratuitement plus de 3 000 personnes dans l’accès aux droits, l’insertion professionnelle, le soutien psychologique ou encore l’accompagnement des victimes de violences. Pour Claire Diascorn, directrice de la structure, la disparition du CIDFF représenterait une perte importante pour ces territoires. « Ça veut dire qu’on met en péril les ruralités. On est un des rares acteurs à pouvoir se déplacer sur toute la ruralité. Le besoin est fort, la demande grandissante », souligne-t-elle auprès de nos confrères de France3 Hauts-de-France.

Le CIDFF de l’Oise est le deuxième centre de ce type à disparaître en Picardie en raison de difficultés financières. Cette nouvelle fermeture intervient dans un contexte où les besoins d’accompagnement des victimes reste pourtant très importants. La fermeture annoncée pose également la question de la continuité de l’accompagnement des victimes de violences. Si des relais existent au sein d’associations partenaires, le transfert des dossiers ne garantit pas que les personnes concernées poursuivront leurs démarches. Une inquiétude partagée par les professionnels de terrain.

De son côté, la préfecture de l’Oise assure que l’État reste mobilisé et indique travailler à un dispositif de continuité pour les femmes victimes de violences, sans annoncer de mesure concrètes à ce stade. Le tribunal doit se prononcer début juillet sur la demande de liquidation judiciaire de l’association.

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