Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a interdit mercredi le concert gratuit que La France insoumise (LFI) prévoyait d’organiser dimanche place de la République à l’occasion de la Fête de la musique. Dans un arrêté, il invoque des potentiels risques de troubles à l’ordre public liés notamment à la participation annoncée du Comité Adama, de sa fondatrice Assa Traoré et du rappeur Médine. Les deux figures ont pourtant participé à de nombreux rassemblements ces dernières années, sans incidents.
La France Insoumise annonce un recours
Le préfet estime que cet événement est susceptible d’attirer un public « hostile aux forces de l’ordre » et de favoriser la diffusion de propos « appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les institutions », dans un contexte politique jugé particulièrement tendu à l’approche de l’élection présidentielle. La France insoumise a immédiatement annoncé un recours devant le tribunal administratif. Son coordinateur national, Manuel Bompard, a dénoncé une décision « autoritariste » et alerté sur les conséquences qu’elle pourrait avoir sur le déroulement de la campagne présidentielle.
Jean-Luc Mélenchon a, de son côté, fustigé sur le réseau X un « scandale démocratique grave en période électorale », affirmant que cette interdiction avait été prise sous la pression d’opposants politiques et de responsables associatifs.

