La décision a été actée quelques heures plus tôt lors d’une réunion des élus de LFI à Paris. Ceux-ci ont désigné celui qu’ils jugent «le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive ». Dans son intervention, Jean-Luc Mélenchon a invoqué un contexte international et environnemental incertain, évoquant « une saison très agitée de l’histoire du monde », marquée par des risques de conflit et par l’accélération du changement climatique. Sa candidature devra désormais être validée par 150 000 parrainages citoyens, une formalité pour le fondateur du mouvement.
« Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a-t-il déclaré, indiquant être « le mieux préparé » à La France insoumise « pour faire face à la situation qui arrive » et mettant en avant son expérience face à la « menace d’une guerre généralisée ». Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que le parti d’extrême droite RN était son « adversaire principal » tout en se disant capable de le battre « à plate couture ». « C’est l’adversaire principal puisqu’il paraît qu’il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s’ils seront au deuxième tour (…) Je pense que nous allons les battre à plate couture », a-t-il ajouté sur TF1 en officialisant sa candidature.
À 74 ans, l’ancien sénateur socialiste s’engage dans une nouvelle campagne présidentielle. En 2022, il avait échoué de peu à accéder au second tour, obtenant 22 % des suffrages et se classant troisième, à environ 420 000 voix de la qualification. Au soir du scrutin, son appel à «faire mieux » avait été interprété comme un possible retrait. Depuis, il est toutefois resté au centre du jeu politique, multipliant les interventions publiques et les initiatives, notamment autour de son think tank, l’Institut La Boétie.

