La grève de 24 heures est à l’appel des quatre principales organisations syndicales de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots). Au-delà des revendications salariales, les syndicats se mobilisent contre l’ouverture progressive à la concurrence du transport ferroviaire régional, prévue par la loi d’ici à 2033.
Depuis plusieurs mois, les régions lancent des appels d’offres pour l’exploitation de leurs réseaux TER. Même lorsque la SNCF remporte ces marchés, l’entreprise crée désormais des filiales dédiées à l’exploitation des lignes concernées. Une évolution que les organisations syndicales considèrent comme une remise en cause du statut collectif des cheminots.
Selon les syndicats, ces transferts de personnels vers de nouvelles structures pourraient entraîner, à terme, une dégradation des conditions de travail, avec davantage de flexibilité et moins de garanties sociales. Ils dénoncent également une forte inquiétude parmi les salariés concernés par ces réorganisations.
Une transformation majeure pour l’entreprise
La direction de SNCF Voyageurs reconnaît l’ampleur des changements en cours. Selon ses estimations, près de 27 000 salariés sont concernés par l’ouverture à la concurrence et les réorganisations associées.
L’entreprise assure toutefois accompagner les personnels concernés et garantir des conditions de transfert encadrées. Les régions, de leur côté, défendent ces appels d’offres comme un moyen d’améliorer l’offre de transport et la qualité de service pour les usagers.
