L’ancien patron des stups François Thierry définitivement condamné pour complicité de trafic de drogue

Condamné en mars à un an de prison avec sursis pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves, l’ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, a finalement renoncé à faire appel, a-t-on appris auprès de Liberation.

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Devanture du greffe du tribunal situé au 1 quai de la Corse, à Paris © TRIBUNAL DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DE PARIS / DR
Devanture du greffe du tribunal situé au 1 quai de la Corse, à Paris © TRIBUNAL DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DE PARIS / DR

L’ancien patron de l’Ocrtis, devenu depuis l’Ofast, n’a finalement pas fait appel de sa condamnation prononcée le 31 mars par le tribunal correctionnel de Bordeaux, indique Libération.

L’ancien commissaire avait été reconnu coupable de « complicité de trafic de drogue » et de « destruction de preuves » et condamné à une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis. À l’issue du jugement, ses avocats avaient pourtant annoncé leur intention de contester la décision. Cette procédure n’a finalement pas été engagée, rendant la condamnation définitive.

Une affaire emblématique des dérives de la lutte antidrogue

À l’origine de l’affaire, les relations entretenues entre François Thierry et Sophiane Hambli, considéré comme l’un des principaux trafiquants de cannabis en France mais également comme un informateur majeur des services antidrogue.

Les enquêteurs et les magistrats ont reproché à l’ancien responsable policier d’avoir laissé circuler d’importantes quantités de stupéfiants dans le cadre d’opérations d’infiltration, remarqué lors d’une la saisie de plus de sept tonnes de cannabis à Paris en 2015. Dans leur jugement, les magistrats ont estimé que François Thierry avait instauré avec son indicateur une relation de proximité inappropriée et permis le déplacement de grandes quantités de résine de cannabis.

Une condamnation symbolique pour l’institution policière

Si la peine prononcée reste relativement modérée au regard des dix années d’emprisonnement encourues, cette condamnation reste néanmoins un revers de taille pour une figure longtemps présentée comme l’un des symboles de la lutte contre le narcotrafic en France.

Le tribunal a également mis en cause les méthodes employées dans certaines opérations d’infiltration menées à l’époque, considérant qu’elles avaient parfois privilégié les résultats statistiques au détriment du contrôle effectif des trafics

Six autres prévenus ont fait appel de leur condamnation. Un nouveau procès se tiendra donc à Bordeaux, mais sans François Thierry.

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