Le maire de Paris a choisi de mettre l’accent sur le déroulement global des célébrations plutôt que sur les incidents largement relayés sur les réseaux sociaux. largement relayées depuis. Ce a estimé que les incidents observés ne devaient pas occulter la manière dont la majorité des supporters avaient vécu cet événement historique pour le club parisien. « D’abord, hier soir, dans l’immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille, avec des amis. Et c’était une fête extraordinaire », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Des incidents en marge des grands événements, ça fait des siècles que ça existe. »
Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées à travers le pays et plusieurs dizaines de blessés, parmi les civils comme parmi les forces de l’ordre, ont été recensés. Pour Emmanuel Grégoire, l’ampleur prise par ces incidents s’explique aussi par leur visibilité accrue sur les réseaux sociaux. Il évoque « leur médiatisation » ainsi que « l’obsession de ces fauteurs de trouble qui viennent casser » et qui « se mettent en scène eux-mêmes ». Selon lui, « il y a une forme d’emballement, d’enchaînement et d’incitation, d’une certaine manière, à faire n’importe quoi .»
Le maire de Paris a néanmoins tenu à afficher son soutien aux forces de l’ordre mobilisées durant toute la nuit dans la capitale. « On va continuer à serrer la vis pour faire en sorte que les familles puissent profiter de la fête », a-t-il assuré, tout en affirmant sa « très grande fermeté » à l’égard des auteurs de dégradations. L’élu a rappelé que les services municipaux, les pompiers, la protection civile et les policiers avaient été mobilisés jusqu’au petit matin pour faire face aux conséquences des célébrations. « Oui, il y a des problèmes », a-t-il reconnu. « On a été sur le pont toute la nuit avec les forces de l’ordre, les pompiers, avec la protection civile, avec les services d’entretien. »
Tirer les leçons des débordements
Si Emmanuel Grégoire souhaite avant tout retenir « la fête », il reconnaît également la nécessité d’améliorer certains dispositifs pour les grands rassemblements à venir. Il a notamment pointé la présence de nombreuses bouteilles en verre utilisées comme projectiles ainsi que l’usage massif de mortiers d’artifice.
« Trop de bouteilles en verre ont été utilisées comme projectiles et cassées partout dans les rues. Il y a aussi beaucoup de mortiers et d’artifices », a-t-il observé, promettant un travail « méthodique » sur ces questions. Le maire estime toutefois que ces incidents ne doivent pas conduire à remettre en cause les célébrations populaires liées aux grands événements sportifs. « On a le droit de faire la fête », a-t-il conclu.

