Des perquisitions ont été menées jeudi dans les locaux d’Engie, a confirmé vendredi le Parquet national financier (PNF) auprès de France Info, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en octobre 2025 et visant Rachida Dati. Cette dernière est soupçonnée d’avoir perçu des rémunérations du groupe énergétique lorsqu’elle siégeait au Parlement européen.
Selon les premiers éléments révélés par des médias, l’enquête porte notamment sur le versement présumé de 299 000 euros d’honoraires entre 2010 et 2011, alors que l’ancienne ministre de la culture exerçait à la fois comme eurodéputée et avocate. Rachida Dati conteste ces accusations.
C’est un signalement de Tracfin, qui a conduit le PNF à ouvrir une enquête préliminaire avant la saisine de juges d’instruction. Les investigations portent sur des faits susceptibles d’être qualifiés de corruption, trafic d’influence, détournement de fonds publics, recel et blanchiment. Dans ce cadre, des perquisitions avaient déjà été menées à la mi-décembre 2025 au domicile de l’élue ainsi qu’à la mairie du 7ᵉ arrondissement de Paris. Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) exploitent désormais les éléments saisis.
Par ailleurs, Rachida Dati doit être jugée en septembre dans une autre affaire, pour des faits de corruption et de trafic d’influence passifs liés à des soupçons de lobbying au Parlement européen en faveur du groupe Renault et de son ancien dirigeant Carlos Ghosn. Elle réfute également ces accusations. D’autres investigations sont en cours, notamment une enquête préliminaire confiée à la brigade financière portant sur des soupçons de non-déclaration de bijoux auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
