Dans un document interne diffusé à la fin du mois de juillet et intitulé schéma national des violences urbaines (SNVU), le ministère avait introduit une directive affirmant que « la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines ».
Cette formulation, perçue comme une remise en cause directe du droit d’informer, a immédiatement suscité de vives inquiétudes dans les rédactions. Les syndicats de journalistes ont estimé qu’elle assimilait la presse aux manifestants et qu’elle exposait les reporters à des risques accrus sur le terrain.