À la demande de l’inspection académique, une enquête a été confiée à la gendarmerie de Nay depuis le mois de juin. Le procureur de la République de Pau, Rodolphe Jarry, a précisé que deux plaintes avaient déjà été déposées, l’une pour des violences survenues entre 1965 et 1967, l’autre pour des faits situés entre 1975 et 1982. Ces premières démarches s’inscrivent dans un cadre judiciaire plus large, ouvert pour « violences aggravées », et visent à éclaircir des faits qui remontent à plusieurs décennies.
Le collège-lycée Saint-Joseph de Nay, fondé en 1875 et sous contrat d’association avec l’État, accueillait 744 élèves durant l’année scolaire 2021-2022. La procédure en cours devra établir les responsabilités et déterminer si les faits dénoncés relèvent de pratiques isolées ou d’un système plus étendu.