À Paris, Marseille, Lyon, Toulouse ou encore Grenoble, plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche à l’appel d’organisations de défense des droits humains, de syndicats et de partis de gauche. À Marseille, 3 000 manifestants ont été comptabilisés par la préfecture, 4 500 à Lyon et 3 700 à Toulouse.
Adoptée par l’Assemblée nationale le 7 juillet, la proposition de loi prévoit que, lorsqu’ils font usage de leurs armes, les policiers et les gendarmes soient présumés avoir agi dans le cadre de la loi, cette présomption pouvant toutefois être renversée par des éléments de preuve contraires.
Les opposants au texte, parmi lesquels Amnesty International, la Ligue des droits de l’Homme et plusieurs organisations réunies au sein du collectif « Stop aux violences d’État », redoutent qu’il ne complique les enquêtes sur les tirs policiers. Ils réclament que le texte ne soit pas inscrit à l’ordre du jour du Sénat.
Plusieurs responsables de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot, ont participé aux rassemblements. Cette dernière a dénoncé une mesure qui, selon elle, risque d’accroître les violences policières.
Des incidents ont également été signalés en marge de certaines manifestations. À Paris, des gaz lacrymogènes ont été utilisés et la vitrine d’un commerce a été dégradée. À Rennes, où 2 000 personnes avaient manifesté samedi, huit personnes ont été interpellées et trois policiers blessés après des jets de projectiles, selon la préfecture.
Plus de 150 organisations ont signé l’appel demandant l’abandon de la proposition de loi.
