Mort du streamer Jean Pormanove : deux créateurs condamnés pour des violences diffusées en direct

Les streamers Naruto et Safine ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de Nice à des peines de prison avec sursis pour des violences et humiliations infligées en direct à Jean Pormanove et à un autre participant. L’affaire intervient un an après la mort en direct de Jean Pormanove, dont l’enquête a été classée sans suite.

Lecture 2 min.
Le streamer français Jean Pormanove, suivi par plus de 500 000 internautes, est décédé (Illustration) © DECHIFFREUR (DA) / JEAN PORMANOVE / KICK
Le streamer français Jean Pormanove, suivi par plus de 500 000 internautes, est décédé (Illustration) © DECHIFFREUR (DA) / JEAN PORMANOVE / KICK

Le procès ne portait pas sur la mort de Raphaël Graven, connu sous le pseudonyme Jean Pormanove, décédé en direct à l’été 2025. L’enquête sur son décès a été classée sans suite après les conclusions de l’autopsie.

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné ce mercredi Owen Cenazandotti, alias Naruto, à deux ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, tandis que Safine Hamadi, dit Safine, a écopé de 18 mois de prison avec sursis et de 5000 euros d’amende.

Les deux streamers ont également été frappés d’un « bannissement numérique » d’une durée de six mois, leur interdisant de publier quelconque contenu sur les réseaux sociaux.

Des violences au cœur du concept de la chaîne

En revanche, les deux streamers étaient poursuivis pour les violences et humiliations infligées à Jean Pormanove et à un autre participant, Stéphane G., alias Coudoux, au cours de milliers d’heures de diffusion sur Twitch puis Kick entre 2023 et 2025.

Au cours du procès, des images ont montré les deux hommes recevant des gifles, des coups de pied, des coups de fouet ou encore de batte de baseball, dans des séquences destinées à provoquer les réactions de Jean Pormanove. Pour le parquet, il ne s’agissait pas de simples débordements mais d’« un système de maltraitance » où « les violences sont le programme ».

Le ministère public avait requis des peines plus lourdes, dont 30 mois de prison, avec une partie ferme sous bracelet électronique, contre Naruto, ainsi qu’un bannissement numérique à vie pour les deux prévenus. L’avocat de Naruto, seul présent au délibéré, a salué une décision « largement en dessous des réquisitions », tout en la jugeant encore « lourde ».

Parallèlement à cette procédure, une enquête est toujours en cours à Paris afin d’examiner le rôle de la plateforme Kick et les conditions de rémunération des deux streamers. Une autre enquête porte également sur leur situation fiscale.

Déchiffreur

Votre espace Déchiffreur

Connectez-vous ou créez votre compte pour accéder aux contenus réservés.

Se connecter
Vous êtes connecté·e