Connu sous les pseudonymes « iamlhabib », « lewdr » ou encore « lewis », le jeune homme évoquait depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux ses difficultés psychiques et les épisodes de cyberharcèlement auxquels il disait être confronté. Dans un texte publié après son décès, son frère Ézékiel Lucas affirme que Lhabib avait « parlé de sa dépression, de ses troubles » et qu’il avait « alerté, demandé de l’aide et porté plainte ». La famille souhaite désormais ouvrir « une réflexion plus profonde » sur la santé mentale, le poids du regard des autres et les violences exercées sur les réseaux sociaux.
Au-delà de leur deuil, les proches du jeune homme appellent les pouvoirs publics et les plateformes à renforcer la prévention, l’accompagnement et la régulation des contenus en ligne. « La santé mentale doit enfin devenir une priorité nationale », écrit la famille, qui estime que le cyberharcèlement et « les dérives de certains algorithmes qui amplifient la haine et la violence en ligne » ne peuvent plus être considérés comme une fatalité. Elle plaide également pour un meilleur accès aux soins psychiques, afin que « plus aucun jeune ne devrait avoir à lutter seul ». En juillet dernier, nos révélations sur le suicide de Mehdi Bassit, influenceur très suivi sur les réseaux sociaux, avait provoqué une vive émotion dans tout le pays.
