Le parquet d’Aix-en-Provence a annoncé, dimanche 13 juillet, la mise en examen d’un homme de 47 ans, soupçonné d’avoir enlevé et violé une étudiante de 19 ans sous la menace d’une arme. Le suspect, qui a reconnu les faits lors de sa première audition, a été placé en détention provisoire. Selon le procureur Jean-Luc Blachon, les faits se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi. La jeune femme était sortie de sa résidence universitaire, vers 1 heure du matin, pour échapper à la chaleur de son logement lorsqu’elle aurait été contrainte de monter dans le véhicule de son agresseur. Celui-ci l’aurait conduite à plusieurs kilomètres avant de la violer.
Déjà condamné à 18 ans de réclusion pour des faits similaires
D’après le parquet, la victime est parvenue à regagner son domicile, où des policiers l’attendaient. Elle leur a communiqué le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur, permettant son interpellation moins de trois heures après les faits. Selon une source policière citée par La Provence, la jeune femme avait également composé le 17 depuis son téléphone portable sans pouvoir parler. Malgré les recherches engagées dans la nuit, les forces de l’ordre n’avaient pas réussi à localiser le véhicule à temps. Le suspect est désormais poursuivi pour enlèvement, séquestration, viols et agressions sexuelles avec menace ou usage d’une arme, menaces de mort, le tout en récidive légale.
Le mis en cause venait d’être remis en liberté après avoir exécuté quinze années de réclusion, dont les six derniers mois sous le régime du placement extérieur « sans incident », a précisé le procureur. Détenu depuis 2011, il avait été condamné en janvier 2013 par la cour d’assises des Alpes-Maritimes à 18 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration, viol et agression sexuelle avec menace ou usage d’une arme. Sa peine était assortie d’une période de sûreté de douze ans ainsi que d’un suivi socio-judiciaire mis en place lors de sa libération. Le quotidien La Provence indique qu’il était alors accusé de plusieurs viols, une information que le parquet d’Aix-en-Provence n’a pas été en mesure de confirmer.
