À Amiens, Nicolas Deprez condamné à trente ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son épouse Fatiha Mahdi

La cour d’assises de la Somme a condamné, lundi 15 juin, Nicolas Deprez à trente ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son épouse, Fatiha Mahdi, tuée de dix-neuf coups de couteau le 3 mars 2023 à Amiens. La peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers, soit vingt ans, ainsi que de dix années de suivi socio-judiciaire.

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Salle d'assises au sein d'un tribunal en France (illustration) © DECHIFFREUR / LF
Salle d'assises au sein d'un tribunal en France (illustration) © DECHIFFREUR / LF

Après quatre heures de délibéré, la cour d’assises de la Somme a reconnu Nicolas Deprez coupable de l’assassinat de Fatiha Mahdi, commis le 3 mars 2023 devant un hôtel du quartier Saint-Ladre, à Amiens. L’homme a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, soit vingt années incompressibles, ainsi que d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. En cas de non-respect de cette mesure, une peine supplémentaire de sept ans pourra être appliquée. La peine prononcée est inférieure aux réquisitions de l’avocate générale, Véronique Parent, qui avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité.

La préméditation reconnue

Au cours du procès, Nicolas Deprez a reconnu avoir prémédité son geste. Les débats ont notamment porté sur une vidéo enregistrée deux jours avant le passage à l’acte, dans laquelle il expliquait vouloir tuer son épouse Fatiha Mahdi en raison de soupçons d’infidélité.

L’accusation a également reproché à l’accusé son attitude durant l’instruction et à l’audience. Plus de 550 courriers ont été adressés par Nicolas Deprez aux magistrats, à la famille de la victime et à la presse depuis son placement en détention. Face aux réquisitions de perpétuité, les avocats de Nicolas Deprez ont appelé les jurés à distinguer l’homme du crime qu’il a commis. La défense a également tenté de convaincre la cour que le discernement de l’accusé était altéré au moment des faits, s’appuyant sur les conclusions d’un psychologue ayant examiné Nicolas Deprez au cours de l’instruction.

Tout au long du procès, les proches de Fatiha Mahdi ont fait entendre leur douleur devant la cour d’assises. Avec retenue et dignité, ils ont rappelé la personnalité de cette mère de famille tuée à 39 ans et les conséquences durables du drame sur ses proches.

Isabelle Lampart

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