En début d’après-midi ce samedi 25 avril à Paris, le point de chute à place de la République s’est progressivement remplie. Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel lancé quelques jours plus tôt sur les réseaux sociaux afin de rendre hommage et demander « justice pour Aboubakar Cissé » et dénoncer l’islamophobie. « l’islamophobie est une gangrène fasciste », peut-on lire sur une affiche brandie sur la place ou se situe la statut de Marianne.
Le 25 avril 2025, Aboubakar Cissé, 22 ans, a été tué dans la mosquée Khadidja de La Grand-Combe dans le Gard, où il était bénévole. Alors qu’il priait, il a été la cible de 57 coups de couteau. L’agresseur a filmé la scène en proférant des propos visant la religion musulmane. Le suspect, Olivier H., âgé de 20 ans au moment des faits, a été mis en examen pour homicide avec préméditation « à raison de la race et de la religion ». Une première expertise psychiatrique a conclu à une abolition de son discernement, entraînant son internement. Une seconde expertise a été ordonnée, sans que ses conclusions n’aient été rendues publiques à ce jour.