Le 11 août 1987, le corps sans vie d’une fillette de quatre ans est retrouvé enroulée dans une couverture au bord de l’autoroute A10 par des agents de la société Cofiroute (filiale de Vinci Autoroutes), près de Blois dans le Loir-et-Cher. Les expertises révèlent des traces de sévices répétés : fractures à différents stades, morsures humaines, brûlures de fer à repasser, téton arraché, visage tuméfié.
Le début d’un épilogue judiciaire
Dès le lendemain de la découverte du corps, le parquet de Blois diffuse un appel à témoins à l’échelle nationale pour identifier la fillette. Un portrait-robot post-mortem est alors diffusé à plusieurs milliers d’exemplaires, mais l’enquête stagne. Le 12 février 1991, faute d’éléments probants, une première ordonnance de non-lieu est prononcée. En 1993, l’émission Témoin numéro 1 de Jacques Pradel diffusé sur TF1 consacre un reportage à l’affaire, recueillant 74 témoignages, dont certains donnent lieu à de nouvelles investigations, sans résultat. En 1997, un second non-lieu vient clore, une nouvelle fois, une enquête désormais à l’arrêt.