Dans la note accompagnant son classement annuel, RSF souligne que « le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », en raison du renforcement des législations restrictives pour les journalistes, souvent adoptées au nom de la sécurité nationale depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
La France stable, les États-Unis en recul
La France occupe la 25e place du classement et reste dans la catégorie des pays où la situation est « plutôt bonne ». À l’inverse, les États-Unis poursuivent leur dégradation : déjà classés « problématiques » en 2024, ils reculent encore de sept rangs pour atteindre la 64e place.
RSF pointe notamment les attaques répétées de Donald Trump contre les médias, mais aussi des faits récents comme la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, ou encore la réduction des financements de l’audiovisuel extérieur américain.
Les pays les plus répressifs en bas du classement
La plus forte chute enregistrée en 2026 concerne le Niger, qui perd 37 places pour se situer au 120e rang. Une dégradation plus large de la liberté de la presse dans le Sahel, sous l’effet conjugué des violences de groupes armés et de l’arrivée au pouvoir de régimes militaires, a été observée. « Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée », souligne Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, citant notamment le Mali (121e) et le Burkina Faso (110e).
En fin de classement, l’Arabie saoudite (176e) recule encore, notamment après l’exécution du chroniqueur Turki al-Jasser, un cas qualifié d’« unique dans le monde » par RSF. Le royaume côtoie la Russie, l’Iran et la Chine, tandis que l’Érythrée ferme la marche au 180e rang.

