Le procès de l’élève ayant tué la professeure Agnès Lassalle s’ouvre à huit clos

Le procès de l’élève accusé d’avoir tué Agnès Lassalle s’est ouvert mardi à huis clos devant la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. Les débats portent notamment sur la responsabilité pénale de l’accusé, aujourd’hui âgé de 19 ans.

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Palais de Justice en France (illustration) © DÉCHIFFREUR / LF
Palais de Justice en France (illustration) © DÉCHIFFREUR / LF

Le 22 février 2023, à Saint-Jean-de-Luz, la professeure d’espagnol de 53 ans, qui enseignait depuis 1997 au collège-lycée privé Saint-Thomas d’Aquin, est mortellement poignardée par un élève de 16 ans. Selon les témoignages, l’adolescent se lève en cours vers 9 h 45, verrouille la porte de la salle, puis porte « un coup sec » au niveau du cœur avec un couteau de cuisine. Les élèves présents prennent la fuite. Poursuivi pour assassinat, il avait préparé son geste la veille en dissimulant l’arme dans son sac

Une audience à huis clos

L’accusé, vêtu de noir, a comparu mardi matin devant la cour. Dans la salle, ses parents étaient présents, tout comme les proches de la victime, dont son compagnon, Stéphane Voirin. La question du discernement de l’accusé va être un point central du procès. Une expertise psychiatrique écarte tout trouble ayant pu altérer son discernement. Une seconde évoque une altération légère, tandis qu’un dernier rapport, remis en novembre 2024, conclut à une abolition du discernement.

L’accusé a lui-même évoqué l’existence d’une « petite voix » l’ayant incité à « faire le mal ». Son avocat, Me Thierry Sagardoytho, a appelé à comprendre les mécanismes ayant conduit au passage à l’acte « d’un jeune homme qui jusque-là n’avait jamais fait parler de lui ». L’adolescent était suivi pour une dépression sévère et prenait de la Sertraline, un antidépresseur déconseillé aux mineurs mais fréquemment prescrit chez les adolescents en France, selon un expert pharmacologue.

Interrogé sur France 2, le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, a évoqué un « drame qui avait bouleversé la communauté éducative » et souligné la nécessité de « faire reculer la violence ». Une minute de silence avait été observée dans les établissements scolaires à la suite de cette disparition.

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