Oise : un militant anti-chasse à cour de AVA jugé à Senlis pour « organisation d’un rassemblement non déclaré »

Le tribunal correctionnel de Senlis (Oise) doit juger, lundi 4 mai à partir de 14 heures, Stan Broniszewski, porte-parole du collectif AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui). Il lui est reproché d’avoir organisé un rassemblement non déclaré lors d’une journée d’animations liée au 90ᵉ anniversaire du musée de la vénerie, le 14 juin 2025.

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Tribunal Judiciaire de Senlis (Oise) © DECHIFFREUR / DB
Tribunal Judiciaire de Senlis (Oise) © DECHIFFREUR / DB

Le tribunal correctionnel de Senlis dans l’Oise, examine ce lundi 4 mai, le cas de Stan Broniszewski, porte-parole du collectif AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui). Il lui est reproché d’avoir participé à l’organisation d’un rassemblement non déclaré lors d’une journée liée à la chasse à courre, le 14 juin 2025.

Ce jour-là, des animations étaient organisées à Senlis pour célébrer le 90ᵉ anniversaire du musée de la vénerie. En parallèle, des associations opposées à la chasse à courre, dont AVA, s’étaient mobilisées. Selon le collectif AVA, cet événement a donné lieu à des tensions, conduisant à l’interpellation de son porte-parole en fin de journée. Stan Broniszewski avait alors été placé en garde à vue. Le collectif affirme que l’intéressé n’avait « ni pancarte, ni signe distinctif » et qu’il n’avait pas participé à l’organisation d’un rassemblement en amont.

Poursuivi pour « organisation d’un rassemblement non déclaré », Stan Broniszewski risque jusqu’à six mois de prison et 7 000 euros d’amende. La mairie de Senlis réclame plus de 5 000 euros, notamment pour les frais de sécurité engagés lors de l’événement. Selon son avocat, «la médiatisation des incidents a contribué à associer l’événement culturel et l’image de la ville à une polémique publique ». La Fédération des chasseurs de l’Oise demande de son côté 10 000 euros de dommages et intérêts, estimant que ses membres ont été mis en difficulté. Dans un communiqué, AVA dénonce une procédure visant à « criminaliser toute opposition » à la chasse à courre, pratique que le collectif estime largement rejetée par l’opinion publique. Il cite notamment un sondage IFOP selon lequel 78 % des Français seraient favorables à son interdiction.

Fin 2020, « le mec d’AVA » Stan Broniszewski avait été relaxé pour la deuxième fois par le tribunal de Compiègne dans une affaire l’opposant à l’Office national des forêts (ONF). L’ONF lui réclamait 60 000 euros, accusant les militants d’entraver des activités liées à la chasse. Le tribunal avait finalement rejeté cette demande et condamné l’ONF à payer les frais de justice du collectif.

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