Le Venezuela, situé dans une zone sismique, n’avait toutefois pas connu de tremblement de terre d’une telle ampleur depuis 1997. Les équipes de secours, appuyées par des chiens renifleurs et des renforts internationaux, poursuivent leurs recherches pour retrouver d’éventuels survivants après les deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le pays. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a annoncé dimanche un bilan de 1 450 morts et 774 bâtiments endommagés, dont 189 totalement effondrés. Les Nations unies estiment par ailleurs qu’environ 50 000 personnes restent portées disparues.
À La Guaira, l’une des villes les plus durement touchées, des habitants continuent de fouiller les décombres à mains nues, faute de moyens suffisants. « Ils sont ensevelis là-dessous (…) Il ne nous reste plus d’espoir », témoigne Hector Aguilera, qui recherche quatre membres de sa famille.
Quelques rescapés malgré l’ampleur du drame
Les secours ont néanmoins réussi à extraire plusieurs survivants, dont un garçon de 11 ans à Caraballeda et un nourrisson sauvé des décombres à La Guaira, suscitant une vive émotion parmi les habitants. Vingt-quatre pays participent désormais aux opérations de secours. Selon la présidente par intérim Delcy Rodriguez, 2 700 secouristes, 86 équipes cynophiles et 521 tonnes de matériel ont été déployés.
Les Nations unies estiment que près de sept millions de personnes sont affectées par cette catastrophe, tandis que les dégâts matériels sont évalués à près de sept milliards de dollars, soit environ 6 % du produit intérieur brut du Venezuela. Le pape Léon XIV a exprimé dimanche sa « solidarité » envers les victimes, alors que la population critique la lenteur des secours et les restrictions imposées aux bénévoles souhaitant accéder aux zones sinistrées.

