En pleine vague de chaleur, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a dévoilé une série de mesures visant à renforcer la résilience du parc immobilier face au réchauffement climatique. Selon le gouvernement, plus d’un logement sur trois en France peut être considéré comme une « bouilloire thermique ».
Un amendement au projet de loi de relance du logement doit permettre aux copropriétés de voter à la majorité simple des travaux d’adaptation, tels que l’installation de stores, volets ou brasseurs d’air. Ces opérations pourront également être financées par des prêts collectifs. Le ministre a par ailleurs annoncé l’abaissement à 5,5 % de la TVA sur les pompes à chaleur réversibles air-air. Le confort d’été devra également être davantage pris en compte dans les rénovations urbaines, le logement social et les constructions neuves. « La canicule n’est plus seulement une question météorologique ou climatique, c’est désormais une question de justice sociale », a déclaré Vincent Jeanbrun.
Ces annonces ont toutefois été jugées insuffisantes par la Fondation pour le logement (FPL) des défavorisés, qui estime que le gouvernement « se contente des mesures existantes » sans répondre à l’ampleur du défi posé par le réchauffement climatique.

