Nestlé envisage jusqu’à 180 suppressions d’emplois en France

Le groupe agroalimentaire Nestlé a annoncé, jeudi, un projet de réduction d’effectifs pouvant atteindre 180 postes en France, principalement dans les fonctions support.

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© Jessica Latorre

Les postes concernés se situent notamment au siège d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), ainsi que dans deux centres de recherche et développement à Tours (Indre-et-Loire) et Lisieux (Calvados). Selon le groupe, cette réorganisation vise à « recourir davantage aux services partagés » et à « simplifier sa structure », dans un contexte de marché jugé « sous tension ».

Nestlé précise que ces suppressions pourraient être atténuées grâce aux mobilités internes, aux postes vacants et aux “départs volontaires”. L’impact social effectif serait ainsi ramené entre 75 et 100 postes. L’entreprise affirme vouloir « limiter les départs contraints » et privilégier des dispositifs de mobilité interne ou de fin de carrière. Ces mesures doivent être présentées dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi, avec une mise en œuvre progressive à partir de 2027.

Des résultats trimestriels légèrement supérieurs aux attentes

Ce projet s’inscrit dans le plan annoncé en octobre 2025 par le directeur général Philipp Navratil, qui prévoit la suppression de 16 000 emplois dans le monde afin de réduire les coûts du groupe de plus d’un milliard d’euros à partir de 2027.

Présent en France avec près de 9 000 salariés répartis sur treize usines, quatre centres de recherche et un siège, Nestlé engage ainsi une nouvelle phase de transformation de son organisation. Parallèlement, le groupe a publié un chiffre d’affaires mondial de 21,3 milliards de francs suisses (23,2 milliards d’euros) au premier trimestre, légèrement supérieur aux prévisions des analystes.

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