Philip Morris condamné à 500 000 euros d’amende pour publicité illicite en faveur du tabac chauffé et du vapotage

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Philip Morris France à 500 000 euros d’amende pour publicité illicite concernant ses produits de tabac chauffé et de vapotage. Le président de la filiale française, Xavier Puech, a également été condamné. Le groupe a annoncé faire appel.

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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Philip Morris France à une amende de 500 000 euros pour « publicité illicite en faveur du tabac chauffé et du vapotage », selon une décision rendue le 20 mai. Xavier Puech, président des activités françaises du groupe, a également été condamné à 50 000 euros d’amende.

Cette décision fait suite à deux procédures engagées par l’association Demain sera Non-Fumeur (DNF), qui dénonçait des communications diffusées au printemps 2025 sur plusieurs sites internet liés aux produits commercialisés par le cigarettier. Le tribunal a estimé que ces contenus contrevenaient à la législation française, qui interdit « toute propagande ou publicité directe ou indirecte » en faveur du tabac et de ses dérivés.

Les juges considèrent notamment que certaines communications autour du dispositif de tabac chauffé IQOS visaient à en valoriser la qualité et la sécurité, « sous couvert d’une prétendue réduction des risques liés à la consommation du tabac ». Or, ce dispositif est indissociable des recharges de tabac chauffé commercialisées par Philip Morris, elles-mêmes soumises à l’interdiction de publicité.

Concernant les produits de vapotage, le tribunal relève qu’un site mettait en avant des arômes fruités et sucrés, contribuant selon lui à banaliser leur usage et à inciter à l’achat auprès d’un public large. Philip Morris France conteste cette lecture. Le groupe affirme que les contenus visés relevaient d’une « information purement factuelle », destinée exclusivement à des fumeurs adultes, et non d’une opération publicitaire. L’entreprise a annoncé faire appel. L’association Demain sera Non-Fumeur a salué une décision qui, selon elle, rappelle que derrière les discours sur « l’innovation » ou le « sans fumée », il s’agit bien de promouvoir des produits addictifs.

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