Un an après l’ouverture de l’information judiciaire sur les violences qui avaient embrasé la Nouvelle-Calédonie, la justice a estimé qu’aucune charge suffisante ne permettait de renvoyer les mis en examen devant une juridiction de jugement. Parmi eux figurait Christian Tein, considéré comme l’une des figures du mouvement indépendantiste et de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), organisation à l’origine de la mobilisation contre la réforme du corps électoral dans l’archipel.
Au printemps 2024, la Nouvelle-Calédonie avait connu l’une des plus graves crises de son histoire récente. Les émeutes, déclenchées dans un contexte de fortes tensions politiques autour de l’avenir institutionnel du territoire, avaient fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts. Le président Emmanuel Macron avait décrété l’état d’urgence.En juin 2024, plusieurs responsables de la CCAT avaient été interpellés. La justice soupçonnait alors cette organisation d’avoir élaboré un plan visant à déstabiliser les institutions, les services de l’État et l’économie locale.
L’enquête, initialement ouverte en Nouvelle-Calédonie, avait ensuite été transférée à Paris en janvier 2025. Les avocats de Christian Tein ont salué une décision qui, selon eux, confirme l’absence d’éléments permettant de mettre en cause leur client. Ils estiment que ce non-lieu met fin à près d’un an de procédures et de détention provisoire pour leur client, transféré en métropole après son arrestation. Les conseils d’autres mis en examen ont également fait part de leur satisfaction, considérant que l’instruction a permis d’établir l’absence de responsabilité pénale de leurs clients dans l’organisation des violences.

