Coupe de France : la finale dédiée au journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis près d’un an

La finale de la Coupe de France entre le RC Lens et l’OGC Nice, disputée vendredi au Stade de France, rendra hommage au journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie. La mère du reporter donnera le coup d’envoi symbolique de la rencontre, à l’initiative de la Fédération française de football et de Reporters sans frontières.

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Visuel de la campagne demandant la libération du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie © Reporters Sans Frontières / DR
Visuel de la campagne demandant la libération du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie © Reporters Sans Frontières / DR

Le football français s’apprête à transformer l’un de ses rendez-vous les plus médiatisés en tribune de soutien à un journaliste détenu pour avoir fait son travail. La finale de la Coupe de France, opposant vendredi soir le RC Lens à l’OGC Nice au Stade de France, sera dédiée à Christophe Gleizes, journaliste français emprisonné en Algérie depuis près d’un an.

Avant le coup d’envoi de la rencontre, un hommage symbolique lui sera rendu. Sa mère, Sylvie Godard, accompagnée de son beau-père, donnera le coup d’envoi fictif du match. Le speaker du stade rappellera également la situation du journaliste. 800 écharpes portant le message « Free Gleizes » seront distribuées en tribune officielle. « C’est un grand honneur de donner ce coup d’envoi fictif », a déclaré Sylvie Godard. « J’ai avec ma famille une immense gratitude pour la Fédération française de football et pour les deux grands clubs du RC Lens et de l’OGC Nice. »

Un journaliste arrêté lors d’un reportage en Algérie

Christophe Gleizes, 37 ans, avait été arrêté en mai 2024 en Algérie alors qu’il réalisait un reportage consacré à la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), club emblématique du football algérien. Initialement placé sous contrôle judiciaire, il a ensuite été incarcéré après sa condamnation en première instance, en juin 2025, à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger.

Sa condamnation a été confirmée en appel en décembre. Ses proches contestent les accusations portées contre lui et demandent désormais une grâce présidentielle du chef de l’État algérien, Abdelmadjid Tebboune. Ils étaient tous deux présents lors de l’audience à Tizi Ouzou en décembre dernier. « Christophe se sent déjà soutenu par les nombreux acteurs d’un sport auquel il a consacré sa vie de journaliste », a souligné sa mère.

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