Vers 12 h 30, le jeune homme a été pris pour cible par plusieurs individus cagoulés circulant sur deux motos électriques, a indiqué le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy. Selon les premiers éléments de l’enquête, les assaillants ont ouvert le feu à plusieurs reprises avant de revenir vers la victime pour lui tirer de nouveau dessus à bout portant. Le jeune homme est décédé sur place. Les premières constatations médico-légales ont mis en évidence au moins cinq impacts de balle.
Pour le procureur, cette nouvelle fusillade est « sans qu’il soit possible d’en douter » dans un contexte de rivalités liées au narcotrafic. Il évoque des « guerres de contrôle et de direction de points de deal » entre groupes criminels. Les faits se sont produits dans un espace arboré situé au pied d’immeubles du quartier de la Bottière, où de nombreux policiers et techniciens de la police scientifique ont été déployés dans l’après-midi. Sur place, plusieurs habitants ont fait part de leur inquiétude face à la multiplication des violences.
Cette fusillade est la quatrième mortelle enregistrée à Nantes en un peu plus d’un mois. Le 28 avril dernier, un jeune homme avait déjà été tué dans le quartier de la Bottière. Le 14 mai dernier, là encore, c’est un adolescent de 14 ans avait perdu la vie dans le quartier du Port-Boyer. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 26 au 27 mai, un homme d’une vingtaine d’années avait été abattu dans le quartier de la Halvêque. La maire de Nantes, Johanna Rolland, a appelé à mobiliser « tous les moyens » pour mettre fin à cette série de règlements de comptes. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était déjà rendu à Nantes après la mort de l’adolescent de 14 ans en mai, affirmant sa volonté de « gagner » la lutte contre le narcotrafic.

