Mis en consultation lundi auprès des opérateurs ferroviaires et des autorités organisatrices de transport, ce contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau doit être transmis au Parlement avant une signature envisagée à l’automne. Le texte prévoit de porter les investissements annuels de 3 à 4,5 milliards d’euros à partir de 2028. L’objectif est de rénover les voies, les caténaires et les systèmes de signalisation, tout en adaptant le réseau aux conséquences du changement climatique, comme les épisodes de fortes chaleurs ou les inondations.
Selon les projections officielles, le trafic ferroviaire devrait progresser de 25 % d’ici à 2033, soit près de 800 000 trains supplémentaires par an par rapport à 2024. Le ministère des Transports présente cet effort comme « sans précédent ». Parmi les objectifs affichés figurent la rénovation de 1 000 kilomètres de voies par an, contre 750 actuellement, ainsi qu’une hausse de 25 % des travaux de régénération des caténaires.
Le projet prévoit également un renforcement du suivi des performances de SNCF Réseau, avec 44 indicateurs publiés contre 33 dans le précédent contrat, alors que l’entreprise est appelée à poursuivre la modernisation du réseau tout en maîtrisant son endettement.

