Michelin a annoncé ce jeudi un plan de départs volontaires portant sur « jusqu’à 1 500 postes » sur une période de trois ans. Selon le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris, environ deux tiers des suppressions de postes concerneraient les fonctions tertiaires et un tiers toucherait les activités industrielles. Les emplois administratifs et de services du groupe sont principalement localisés à Paris, Clermont-Ferrand et Lille.
Le groupe indique toutefois qu’ « aucun départ ne sera imposé » et que le plan reposera sur la base du volontariat. Le groupe emploie aujourd’hui environ 17 000 salariés en France et dispose encore de 13 sites industriels sur le territoire.
Dans son communiqué, Michelin met en avant un environnement économique français jugé particulièrement contraignant. Le groupe évoque « les niveaux élevés des coûts de production », liés notamment au coût du travail, aux prix de l’énergie et à une pression fiscale qu’il estime parmi « les plus fortes des pays industrialisés ». Son chiffre d’affaires du premier trimestre ressort en baisse de 5,4 %, à 6,2 milliards d’euros.
En décembre dernier, le groupe Michelin a versé 4,3 millions d’euros à l’État. Présenté comme un don dans les documents officiels, ce versement correspond à la restitution volontaire de crédits d’impôt accordés dans le cadre du CICE pour un site industriel qui a depuis cessé son activité.

