Jean Messiha visé par une plainte après une cagnotte destinée aux familles des agents pénitentiaires tués en 2024

L’ancien cadre de Reconquête! Jean Messiha est accusé d’avoir perçu les fonds d’une cagnotte lancée après l’attaque meurtrière d’Incarville, en mai 2024. Il invoque une erreur de la plateforme GoFundMe et annonce une plainte en retour.

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Palais de Justice d'Amiens (Somme) © DECHIFFREUR / LF-DB
Palais de Justice d'Amiens (Somme) © DECHIFFREUR / LF-DB

Une plainte pour abus de confiance vise Jean Messiha après le non-versement d’une cagnotte de 42 000 euros destinée aux familles des agents pénitentiaires tués lors de l’évasion de Mohamed Amra, en mai 2024. La plainte a été déposée par Sandrine Le Hay Moello, veuve de Fabrice Moello, l’un des deux agents pénitentiaires tués dans l’attaque du fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville (Eure), a confirmé son avocat, Me Matthieu Chirez, auprès du Parisien.

À l’époque des faits, Jean Messiha, figure de l’extrême droite et proche d’Éric Zemmour, avait lancé une collecte sur la plateforme GoFundMe, affirmant vouloir permettre aux Français d’exprimer leur « solidarité » envers les familles des victimes. Il assurait alors que l’intégralité des dons serait reversée aux proches des agents tués. Deux ans plus tard, selon la plainte, les familles n’auraient toujours perçu aucun versement.

Sur Facebook, Jean Messiha affirme qu’une « grave erreur » imputable à GoFundMe aurait conduit au versement des fonds sur son propre compte bancaire, alors qu’il assure n’avoir « jamais été bénéficiaire de cette cagnotte » ni demandé à l’être. Il affirme que « l’intégralité de la somme » sera reversée aux familles concernées et annonce, par l’intermédiaire de son avocat Me Gérald Pandelon, une plainte contre la plateforme américaine. GoFundMe n’avait pas réagi dans l’immédiat.

Ce n’est pas la première fois que Jean Messiha se retrouve au centre d’une controverse liée à une collecte en ligne. En 2024, il avait déjà lancé une cagnotte de soutien au policier mis en examen après la mort de Nahel, à Nanterre. La famille de l’adolescent avait dénoncé une opération trompeuse et déposé plainte, avant que l’enquête ne soit classée sans suite par le parquet de Paris, faute d’infraction suffisamment caractérisée.

Isabelle Lampart

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