La plainte avec constitution de partie civile a été déposée devant le tribunal judiciaire de Paris, aux côtés de la Fédération internationale des droits de l’homme, suite à une frappe survenue le 26 novembre 2024 et qui a détruit un immeuble d’habitation du quartier de Noueiri, causant la mort de sept civils, dont les parents de l’artiste franco-libanais Ali Cherri.
Selon l’avocate de l’artiste, la frappe est intervenue quelques heures avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Elle dénonce une possible violation du droit international humanitaire, notamment du principe de distinction entre cibles civiles et militaires.
Une procédure pour « sortir de l’impunité »
Aucune enquête judiciaire n’a, à ce jour, été ouverte sur les frappes menées au Liban entre 2023 et 2024, ni dans le pays ni à l’étranger. Cette initiative pourrait donc constituer une première. Elle repose notamment sur des analyses d’ONG comme Amnesty International, qui estime que la frappe pourrait être contraire au droit international.
Ali Cherri explique vouloir engager une procédure malgré les difficultés attendues. « La justice ne va pas me rendre mes parents, mais j’espère qu’elle permettra de sortir du cycle de l’impunité », a-t-il déclaré. Installé à Paris et exposé dans plusieurs institutions internationales, l’artiste dit agir dans l’espoir de prévenir de nouvelles victimes. La plainte porte sur « l’attaque délibérée contre un bien de caractère civil », l’appartement détruit lui appartenant.
