Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays européens ont fait part de leur « profonde préoccupation » concernant ce projet de loi en discussion en Israël. Selon eux, son adoption « risquerait de remettre en cause les engagements d’Israël en matière de principes démocratiques ». Ils exhortent ainsi les décideurs israéliens, tant au gouvernement qu’au Parlement, à abandonner cette initiative.
Un projet de loi au champ d’application élargi
Le texte prévoit que toute personne causant intentionnellement la mort d’un citoyen israélien, notamment pour des motifs liés à la haine ou à l’hostilité envers une communauté, pourrait être condamnée à la peine capitale. Dans sa formulation actuelle, la mesure pourrait s’appliquer à certains auteurs palestiniens, sans prévoir de réciprocité dans le cas inverse.
La peine de mort reste exceptionnelle en Israël. Elle n’a été appliquée qu’à deux reprises depuis la création de l’État. La première exécution remonte à 1948, peu après la fondation du pays. La seconde, en 1962, concernait le criminel nazi Adolf Eichmann, condamné pour son rôle dans la Shoah.
