À Villeurbanne, une femme meurt après une injection esthétique illégale, trois personnes mises en examen

Une intervention esthétique clandestine a coûté la vie à une femme à Villeurbanne, près de Lyon. Réalisée dans un appartement loué, l’injection aurait provoqué un arrêt cardiaque. Une enquête est en cours et trois suspects ont été mis en examen.

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Les faits remontent au 20 mars, dans un appartement loué via Airbnb dans le quartier Ferrandière Maisons-Neuves, à Villeurbanne. Selon les premiers éléments, une femme de 34 ans, accompagnée d’un collaborateur, aurait pratiqué une injection d’un mélange d’acide hyaluronique et de lidocaïne dans les fesses de la victime.

Peu après l’intervention, la patiente a ressenti une vive douleur thoracique avant de s’effondrer. La victime a été victime d’un arrêt cardiaque. Malgré une tentative de réanimation par la praticienne puis par les secours, elle n’a pas pu être sauvée. La piste d’une embolie pulmonaire provoquée par l’injection est envisagée à ce stade.

Trois personnes mises en examen

La personne à l’origine de l’injection a été interpellée rapidement. Elle a été mise en examen pour homicide involontaire et exercice illégal de la médecine, puis placée en détention provisoire. Au total, trois individus ont été mis en examen dans cette affaire, certains étant originaires de Toulouse. Selon les enquêteurs, ces personnes proposaient des prestations esthétiques à bas coût via les réseaux sociaux, en intervenant dans plusieurs villes.

L’activité clandestine aurait généré des revenus significatifs, estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros. L’enquête a été confiée à un service spécialisé en criminalité territoriale afin d’établir l’ampleur du réseau et les responsabilités de chacun.

Isabelle Lampart