Le maire socialiste et ancien premier-adjoint de Anne Hidalgo, fait du périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat, a-t-il déclaré. Son plan promet notamment une communication trimestrielle des statistiques sur les suspensions d’animateurs, ainsi que la création d’outils d’information pour les familles : livret d’accueil et réunions dédiées dans les 620 écoles de la ville. Il s’engage également à ce que les conclusions des enquêtes administratives soient systématiquement transmises aux familles concernées.
Ces mesures interviennent alors que plusieurs affaires de violences sexuelles ont été révélées. Selon la mairie, trente animateurs ont été suspendus en 2025, dont seize pour des faits à caractère sexuel. Depuis janvier, neuf animateurs d’une même école maternelle ont été écartés. Emmanuel Grégoire reconnaît une défaillance collective, évoquant un « risque systémique » et même une possible « omerta » au sein de certaines équipes. Une commission indépendante sera chargée d’établir un état des lieux et de formuler des recommandations.
Au-delà des mesures d’urgence, le maire souhaite engager une réflexion de fond sur l’organisation des temps scolaires. Une convention citoyenne sur le périscolaire sera lancée dès avril, associant parents, professionnels, experts et enfants.

