Après trois jours de cavale, l’homme s’est rendu de lui-même au commissariat de Compiègne (Oise), lundi 16 mars en début d’après-midi. Recherché par les forces de l’ordre depuis vendredi, après des faits survenus dans le quartier de la gare, il a été interpellé puis placé en garde à vue.
Il a été mis en examen et placé en détention provisoire
Les faits remontent au vendredi 13 mars, aux alentours de 6 heures du matin. Le suspect s’était présenté devant l’immeuble où réside son ancienne compagne, qu’il attendait alors qu’elle s’apprêtait à partir travailler. Selon les premiers éléments, Il était muni d’un jerrican d’essence, d’un allume-feu et d’un couteau. il aurait menacé la victime avec l’arme blanche et répandu de l’essence dans l’appartement, alors que celle-ci se trouvait à l’intérieur.
Lors de ses auditions, il a reconnu avoir exercé des violences sur la plaignante, tout en affirmant que celle-ci avait elle-même déversé l’essence dans son logement. Il demeure présumé innocent à ce stade de la procédure. L’homme est connu des services de police. Il avait déjà été condamné à deux reprises pour des faits de violences volontaires avec arme.
Ce mercredi soir, le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, précise que le mis en cause, âgé de 29 ans, a été présenté au parquet le 18 mars 2026 dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de tentative d’assassinat et de violences volontaires par ex-conjoint en récidive. Il a été mis en examen par un juge d’instruction du pôle criminel de Senlis, puis placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet. Le code pénal prévoit, pour le crime de tentative d’assassinat, une peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité. Les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité du juge d’instruction.

