Le gouvernement a annoncé, lundi 13 avril au soir, le report sine die de la réforme sur le travail le 1er-Mai, à l’issue d’une réunion avec les organisations syndicales. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a affirmé que cette journée devait rester « le seul jour férié, chômé et payé », tout en laissant la possibilité de dérogations limitées.
Le projet de loi, fruit d’une alliance de la droite, du Rassemblement National (RN) et des macronistes visait à autoriser le travail des salariés des commerces de bouche de proximité, mais aussi des fleuristes et jardiniers, ou encore des activités culturelles, le 1er mai. Fortement critiqué par les syndicats et les gauches, le texte a été rejeté vendredi à l’Assemblée nationale, mettant un coup d’arrêt au calendrier législatif.
Le gouvernement propose désormais que les secteurs concernés engagent des négociations de branche. Leurs conclusions pourraient ensuite être intégrées dans un futur texte de loi. Selon plusieurs responsables syndicaux, peu de secteurs seraient réellement demandeurs, la boulangerie étant souvent citée comme principale exception. Les organisations syndicales se sont félicitées du maintien du cadre actuel. Le 1er-Mai 2026 restera donc un jour férié classique, chômé et rémunéré. En droit, il s’agit du seul jour obligatoirement non travaillé pour les salariés, sauf exceptions très encadrées.
