La cour criminelle de Paris a condamné Tariq Ramadan à 18 ans de réclusion criminelle pour des viols commis entre 2009 et 2016. L’accusé, absent lors du procès, a été jugé par défaut. Il a été reconnu coupable de plusieurs faits, dont un viol aggravé sur une personne vulnérable. Les accusations portaient notamment sur des faits survenus à Lyon en 2009, à Paris en 2012, ainsi qu’en 2016.Lors du prononcé du verdict, la présidente de la cour, Corinne Goetzmann, a rappelé que « consentir à la sexualité n’est pas consentir à tout acte sexuel ».
Un procès en l’absence de l’accusé
Le procès s’est tenu sans la présence de Tariq Ramadan, ses avocats ayant invoqué une hospitalisation à Genève liée à une sclérose en plaques. Une expertise médicale a toutefois conclu à une stabilité de son état de santé, estimant qu’il était en mesure de comparaître. La cour a rejeté la demande de renvoi et a décidé de juger l’affaire à huis clos. Un mandat d’arrêt, déjà délivré début mars, a été maintenu à l’issue du procès.
En plus de la peine de réclusion, la cour a ordonné un suivi judiciaire de huit ans. Tariq Ramadan se voit également interdire d’entrer en contact avec les victimes. La juridiction a par ailleurs prononcé une interdiction définitive du territoire français après exécution de la peine, ainsi qu’une interdiction de diffuser des contenus publics en lien avec les faits. Déjà condamné en Suisse pour un viol, Tariq Ramadan contestait les accusations portées contre lui en France.
