L’enseignante Pascale B., âgée de 63 ans, a été condamnée à douze mois de prison avec sursis, après avoir été rejugée en appel. En avril 2025, le tribunal de Pontoise avait prononcé sa relaxe, estimant que les éléments à charge étaient « indirects » ou « peu circonstanciés ». Le parquet avait immédiatement fait appel.
Lors du procès en appel, l’avocate générale avait requis 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’une interdiction définitive d’enseigner, estimant que l’enseignante avait « franchi la ligne rouge ». Les faits concernent la scolarité d’Evaëlle Dupuis au collège Collège Isabelle-Autissier, où l’adolescente subissait déjà des brimades de la part d’autres élèves.
Selon l’accusation, l’enseignante aurait contribué à dégrader la situation en humiliant ou en stigmatisant certains élèves, dont Evaëlle. À la barre, Pascale B. a contesté tout acharnement : « Je n’ai jamais ciblé un élève en particulier », a-t-elle affirmé, évoquant des interventions « parfois sèches » mais destinées, selon elle, à maintenir la discipline.
Le témoignage de la famille et d’autres élèves
La mère de la collégienne, Marie Dupuis, a dénoncé une accumulation d’humiliations ayant fragilisé sa fille. Elle a notamment évoqué une scène lors d’une heure de vie de classe, durant laquelle l’enseignante aurait demandé aux élèves d’expliquer pourquoi Evaëlle se disait harcelée, un moment décrit par la famille comme particulièrement éprouvant.« À l’école, elle aurait dû être en sécurité », a-t-elle déclaré, estimant que l’enseignante portait une « responsabilité écrasante ».
L’enquête a recueilli plusieurs témoignages d’élèves évoquant des remarques désobligeantes ou des attitudes jugées humiliantes. Certains ont affirmé qu’Evaëlle faisait régulièrement l’objet de critiques en classe. Un ancien élève a également évoqué des moqueries répétées. Face à ces accusations, la professeure a reconnu une « personnalité clivante », tout en niant toute intention malveillante.
Elle a été condamné ce lundi à douze mois de prison avec sursis.
