Rappels de laits infantiles : trois décès de nourrissons signalés en France

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Le ministère indique ce mercredi que trois décès de nourrissons sont désormais connus parmi des enfants ayant consommé des laits concernés par les retraits-rappels. Il précise toutefois qu’« aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement » à ce stade. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes afin d’examiner les circonstances de ces cas. Le nombre d’hospitalisations en France passe à quatorze, contre onze recensées auparavant. Là encore, il s’agit d’enfants ayant « certainement ou peut-être » consommé les lots rappelés, sans lien avéré avec les symptômes observés.

La France reste à ce jour le seul pays européen ayant signalé des décès après consommation avérée des laits concernés. D’autres États rapportent néanmoins des hospitalisations, dont une trentaine au Royaume-Uni.

Des rappels initiés par plusieurs industriels dans plusieurs pays

La vague de rappels a commencé mi-décembre, lorsqu’Nestlé a procédé au retrait de dizaines de lots distribués dans une soixantaine de pays en raison d’un risque de présence de céréulide, une toxine susceptible de provoquer des vomissements sévères chez les nourrissons. D’autres industriels ont ensuite procédé à des rappels, parmi lesquels Danone, Lactalis, ainsi que des acteurs plus modestes du secteur. Début février, les autorités européennes ont abaissé les seuils tolérés de céréulide, ce qui a entrainé une nouvelle série de retraits.

Une enquête sanitaire doit déterminer si les décès observés peuvent être liés aux laits consommés. Ses conclusions sont toujours attendues. Parallèlement, l’ONG Foodwatch et plusieurs familles ont engagé des actions en justice contre l’État et les fabricants. Elles reprochent aux autorités et aux industriels d’avoir tardé à déclencher les rappels et à informer le public.

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