Après quatre semaines d’audience, la cour devra dire si, dans l’affaire des assistants parlementaires européens, la condamnation éventuelle de Marine Le Pen doit ou non entraîner son inéligibilité, ce qui conditionnerait la possibilité d’une quatrième candidature à l’Élysée. La semaine dernière, les avocats généraux ont requis quatre ans de prison dont trois avec sursis, une amende de 100 000 euros et cinq ans d’inéligibilité. Une perspective qui, si elle était confirmée, exclurait de fait toute participation au scrutin de 2027. Marine Le Pen a annoncé qu’elle arrêterait sa décision immédiatement après la lecture de l’arrêt, sans attendre un éventuel recours ultérieur.
Il est reproché à plusieurs responsables du parti, ainsi qu’à Marine Le Pen, d’avoir employé des assistants parlementaires financés par l’Union européenne pour des tâches liées non pas au Parlement européen, mais au fonctionnement interne du parti. Le verdict sera rendu le 7 juillet prochain.
