Michel-Edouard Leclerc reconnaît avoir annoncé à tort une baisse prochaine de 30 centimes du prix au litre des carburants

Le dirigeant du groupe E. Leclerc a admis avoir surestimé la baisse à venir des prix des carburants lors d'une déclaration le 11 mars denrier.

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Michel-Edouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc © MICHEL-EDOUARD LECLERC / RÉSEAUX SOCIAUX -DR
Michel-Edouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc © MICHEL-EDOUARD LECLERC / RÉSEAUX SOCIAUX -DR

Le 11 mars, Michel-Édouard Leclerc avait annoncé une baisse d’environ 30 centimes par litre de carburant dans les jours suivants, suite au recul temporaire des cours du pétrole. Cette diminution, présentée comme progressive à mesure du réapprovisionnement des stations, ne s’est finalement pas matérialisée. Le dirigeant a reconnu s’être trompé : « Je plaide coupable d’avoir présumé de nos capacités de continuer à vendre moins cher », a-t-il déclaré. Il assure toutefois ne pas avoir évoqué de campagne promotionnelle, tout en reconnaissant avoir suscité des attentes chez les automobilistes.

Selon Michel-Édouard Leclerc, l’évolution rapide des prix s’explique par la forte instabilité des marchés pétroliers. Après une baisse initiale, les cours sont repartis à la hausse dès le 11 mars, notamment en raison de la paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante de la production mondiale. Le dirigeant souligne que la grande distribution ne dispose d’aucune capacité de négociation sur ces marchés internationaux et reste dépendante des fluctuations des prix du pétrole. Dans certains centres, notamment ceux qui venaient d’être réapprovisionnés, des baisses de 17 à 20 centimes par litre ont néanmoins été observées ponctuellement.

Une marge limitée pour les distributeurs

Michel-Édouard Leclerc rappelle que la marge réalisée sur les carburants dans ses enseignes reste « inférieure à 1 % », affirmant que ses stations figurent parmi les moins chères dans la grande majorité des cas. Il estime que si la situation géopolitique perdure, l’État pourrait être amené à intervenir pour soutenir les automobilistes, en réduisant notamment sa part dans le prix final.

D’autres acteurs de la distribution avaient également anticipé une baisse des prix. Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, avait lui aussi évoqué une diminution « nette » à la pompe. Jeudi, l’enseigne a toutefois reconnu que les prix restaient soumis à une forte volatilité, dépendante de l’évolution des marchés et du contexte international.

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