L’AGS est chargée d’avancer les salaires des employés d’entreprises en liquidation judiciaire. L’ancienne directrice de l’Assurance de garantie des salaires (AGS), Houria Aouimeur, a déposé plainte vendredi à Paris après avoir reçu des menaces de mort en ligne dans la nuit suivant la diffusion, le 25 février, d’un documentaire sur la chaîne Arte. Son avocat, Jérôme Karsenti, en a fait l’annonce samedi.
Selon ce dernier, plusieurs messages menaçants ont été publiés le 25 février sur la plateforme YouTube, immédiatement après la diffusion du film documentaire Qui veut la peau de la lanceuse d’alerte ?. Le communiqué évoque également un autre événement survenu le même jour : le chien de Mme Aouimeur, visible dans le documentaire, a été victime d’un empoisonnement, « diagnostiqué par un vétérinaire ». Une enquête a été ouverte.
Licenciée pour avoir dénoncé de possibles détournements de fonds publics
Houria Aouimeur avait été licenciée en 2023 de l’AGS, où elle avait dénoncé de possibles détournements de fonds publics. Elle est reconnue comme lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits et par la Maison des Lanceurs d’Alerte, qui ont plusieurs fois soutenu ses démarches. Ce mardi 3 mars, la Maison des Lanceurs d’Alerte a exprimé son « indignation » face à cette « escalade inquiétante » d’intimidations, rappelant que ces faits s’ajoutent à d’autres incidents évoqués dans le documentaire : filatures, intrusions à domicile, dégradations de porte ou encore menaces persistantes. « Ces méthodes sont intolérables dans un État de droit », a réaffirmé l’association. Le droit d’alerter « est protégé par la loi », rappelle également le communiqué de M. Karsenti, qui souligne que les représailles contre un lanceur d’alerte constituent des infractions pénales.
