Macron plantera un chêne à l’Élysée en hommage à Ilan Halimi, vingt ans après sa mort

Vingt ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, le président Emmanuel Macron plantera vendredi un chêne dans les jardins de l’Élysée en sa mémoire.

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© Préfecture / Services de l’État en Seine-Saint-Denis. DR

Ilan Halimi, âgé de 23 ans, avait été enlevé en janvier 2006 par une vingtaine de personnes du « gang des barbares ». Torturé et séquestré pendant trois semaines, il est mort peu après avoir été retrouvé, grièvement blessé, près d’une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois le 13 février 2006. L’Élysée a annoncé que le chef de l’État présidera vendredi une cérémonie en mémoire d’Ilan Halimi, en présence de sa famille et de près de 200 invités, dont des représentants d’organisations engagées contre l’antisémitisme, 20 ans jour pour jour après sa mort.

Une progression des actes antisémites

Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, soit une augmentation de 134 % par rapport à la même période en 2023. Cette tendance est présentée comme directement nourrie par les tensions internationales, notamment la guerre à Gaza déclenchée par l’armée israélienne après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Le président souhaite adresser un message de « solidarité et d’affection » aux citoyens juifs de France et encourager chacun à « se lever contre l’antisémitisme », quelle qu’en soit l’origine.

L’arbre choisi pour cette cérémonie est un chêne sessile, sélectionné avec la famille d’Ilan Halimi. Capable de vivre jusqu’à un millénaire, il symbolise « la force, la longévité et la justice », selon un conseiller. Ce choix est aussi une réponse à la vague de dégradations visant des arbres plantés en hommage au jeune homme. À Lyon, un olivier avait été sectionné en janvier. À Épinay-sur-Seine, un arbre avait été abattu en août 2025 ; deux frères ont été condamnés pour cet acte, même si le caractère antisémite n’a pas été retenu. Le parquet a fait appel. « Ils peuvent bien tenter de tous les tronçonner, à la fin il en restera un dans le jardin de la République », a souligné un autre conseiller présidentiel.

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