Le discounter d’origine allemande Lidl, qui emploie environ 46 000 salariés en France, envisage une réorganisation interne, en passant par la négociation d’une rupture conventionnelle collective. Le projet concerne principalement des postes dans les fonctions support, notamment au sein de la chaîne d’approvisionnement, des ressources humaines et du merchandising. La direction de Lidl France précise toutefois que les salariés des supermarchés, des plateformes logistiques et des sièges ne sont pas concernés par ces suppressions.
Si la direction assure qu’aucun départ ne sera imposé, le projet suscite des interrogations parmi les salariés. Le syndicat majoritaire Unsa se dit « très vigilant », car la rupture conventionnelle collective est une mesure inédite. « Nous n’avons jamais connu cela », a indiqué son secrétaire général, évoquant que les salariés sont « inquiets » pour la suite. Ces dernières années, plusieurs groupes ont engagé des réductions d’effectifs, à l’image de Casino, qui a supprimé 2 200 postes en 2024, ou d’Auchan, avec près de 2 400 suppressions annoncées.
